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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 16:07

Rapport sur la relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine.
Etude réalisée par le Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable.

Ce document, n’engage que son auteur et non les institutions auxquelles il appartient. L’objet de cette diffusion est de stimuler le débat et d’appeler des commentaires et des critiques.

Stimulés que nous sommes, allons y :
D'abord, de quoi s'agit il ?
Le scénario retenu prévoit une augmentation de 3 à 7 % des terres arables cultivées en légumineuses, cela permettrait d'économiser 41% des tourteaux de soja consommés...
"L’adoption d’un tel scénario conduirait à réduire les exportations de céréales et de colza, soit une perte de 227 millions d’euros par an... Ce coût pourrait être en partie compensé par la prise en compte des bénéfices environnementaux induits par la relance des légumineuses... Il serait possible d’économiser
216 000 tonnes d’engrais minéraux azotés et de réduire les émissions de GES de 1,8 Mteq CO2, ce qui se traduirait par un gain global de près de 189 millions d’euros par an. Il est par ailleurs probable que ce bénéfice croisse au court du temps, avec l’augmentation du prix relatif de la tonne de carbone.
Sous condition d’une diversification des rotations d’autres bénéfices environnementaux (réduction de la pression phytosanitaire, amélioration de la qualité du sol et maintien de la biodiversité) qui n’ont pu être chiffrés ici, pourraient être également engendrés par une plus grande présence des légumineuses dans les assolements."

Selon l'étude, les bénéfices environnementaux compenseraient donc à moyen terme les détériorations immédiates de la balance commerciale et nécessiteraient d'accompagner les filières de culture et d'élevage pour favoriser les légumineuses...
"Le débat sur l’information des consommateurs concernant la présence importante d’OGM dans les aliments du bétail, question qui relève de la souveraineté alimentaire pourrait constituer le facteur déclencheur de la mise en oeuvre de politiques publiques visant à re-développer la culture de légumineuses."

A noter que 98 % des rejets d'ammoniac sont dus à l'agriculture, dont 80 % à l'élevage... Rappelons que selon l'ADEME, même si les pluies acides tendraient à diminuer, "Certains bassins versants en Europe présentent toutefois une sensibilité élevée aux dépôts acides (cas en France des Ardennes, des Landes, du Massif Central...). Ceci incite à la vigilance sur l’évolution future des rejets liés aux combustibles fossiles ou à l’intensification de certaines pratiques agricoles (émissions d’ammoniac)."

Pourquoi ce rapport ?
En voyant le titre du rapport, j'ai rêvé durant un court instant... Rêvé à une étude qui vise à relancer la consommation en france de légumineuses dans notre assiette.
Depuis belle lurette, on sait que les légumineuses n'ont pas besoin d'apport azoté, et encore mieux, fixe l'azote dans le sol, le rendant disponible pour les cultures suivantes. On le sait, mais on s'en tape. On a préféré cultiver des céréales subventionnées au maximum pour les exporter et rendre des pays qui ne peuvent les produire à si bas prix dépendant.
On aurait pu rêver un des objectifs ambitieux de production de légumineuses biologiques pour la consommation humaine et animale, seules réellement à même de recréer de la biodiversité, des sols vivants.
Bien entendu, on aurait rêver à un appel à une réduction de la consommation et la production de viande au profit des cultures de légumineuses.
On aurait pu rêver à des économies énormes d'eau, d'énergie, de GES, une vraie gestion de la pollution de l'eau, une vraie réduction des fongicides, insecticides, herbicides... Rien de cela.

Ha oui, on économise de l'azote... Au fait, que va t-on en faire de l'azote ? Ben oui, rappelons nous que ce sont les excédents de lisier qui polluent en Bretagne, pas l'engrais chimique... Alors si les légumineuses font faire des économies d'azote...
Sans réduire le cheptel, l'agriculture ne réduira jamais son impact sur l'environnement, tout juste collera t'elle des pansements sur une jambe de bois.

Nous retiendrons donc:
Augmentation de la production des légumineuses, un sparadrap pour les émissions de GES et un paravent potentiel au débat sur les OGM...
Pas de conséquences économiques pour la filière, ouf...

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Published by Kerloen - dans Désir d'avenir
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