Le sujet est très sensible, notamment en France, mais il semble de plus en plus clair que la baisse de la pression sur les ressources planétaires passe inéluctablement par une baisse de la consommation de viande, et donc une déstabilisation de la filière viande.
Gestion de la ressource et de la pollution de l'eau, diminution de l'exploitation de la forêt primaire, diminution de la monoculture du soja OGM, gabegie énergétique, effondrement de la ressource halieutique, toutes ces aberrations écologiques, issue de l'industrialisation de la production de viande et des pratiques agricoles intensives arrivent, compte tenu de la croissance de la population mondiale et de l'hégémonie culturelle occidentale, à une pression sur les ressources planétaires insupportables à court terme.
Le débat est de plus en plus prégniant dans les médias, la répression est de plus en plus dure, notamment dans les pays où les animalistes ont fait avancé le plus la législation en faveur des animaux, comme en Autriche, les défenseurs des animaux sont traités comme des terroristes.
En france, Bruno Le Maire annonce un plan pour l'agriculture visant à contrer "certaines idées" véhiculées entre autre par Sir Paul Mac Cartney, mais aussi le Président du GIEC. Ce débat divise également le parti écologiste, qui ose à peine aborder le problème de la diminution de la consommation de viande, et où la tranche animaliste ne commence que depuis peu à trouver une ouverture.
C'est dans ce contexte que vient de paraître
un article très complet et intéressant sur la nécessaire diminution de la consommation de viande, agrémenté d'un joyeux face à face entre André Méry, Président de l'Association Végétarienne de France, et Yves Berger, délégué général d'Interbev .
Petit avant goût :
Ce n'est quand même pas notre faute (vous remarquerez comme souvent, après ça, on dit une grosse bêtise...) si les Chinois ou les Brésiliens mangent de plus en plus de viande !
Vous reconnaissez donc qu'il faudrait réduire la consommation mondiale de viande?
Je ne peux pas jeter cette idée par la fenêtre, j'habite sur la même planète que vous, vous savez ? Mais après, comment fait-on ?
Yves Berger (délégué général d'Interbev)